Groupe F (C1)

Classement

  Equipe Pts J. G. N. P. p. c. Diff.
1 .  FC Barcelone 8 5 2 2 1 5 2 +3
2 .  Inter Milan 6 5 1 3 1 5 6 -1
3 .  Rubin Kazan 6 5 1 3 1 4 5 -1
4 .  Dynamo Kiev 5 5 1 2 2 6 7 -1

 

Barcelone s'est baladé

Le FC Barcelone a pris la tête du groupe F après son succès mérité face au pâle Inter Milan (2-0), mardi soir au Camp Nou. Nul en Russie entre Rubin Kazan et le Dynamo Kiev (0-0). La dernière journée sera décisive.
Thierry Henry très actif à la pointe de l'attaque catalane. (L'Equipe)

Coup double pour le FC Barcelone. Avant même que son duel face à l'Inter Milan ne débute au Camp Nou, une nouvelle rassurante est arrivée en provenance de Russie, où le Rubin Kazan a partagé les points avec le Dynamo Kiev (0-0), au terme d'une triste et glaciale partie. Ce résultat laissait un sursis au Barça même en cas de défaite face à l'Inter. La victoire plus que méritée des Catalans devant un Inter amorphe (2-0) a ensuite été une deuxième satisfaction. Conséquence : l'équipe de Guardiola, décevante lors des quatre premières journées, s'est complètement relancée et elle trône désormais en tête du groupe F avec deux points d'avance sur Kazan et l'Inter. Mais aucun club n'est pour l'heure qualifié. Néanmoins les Blaugrana ont quand même un pied et demi en 8es de finale avant d'aller à Kiev le 9 décembre lors de la dernière journée.

Henry passeur décisif

ETO'O ACCLAME PUIS SIFFLE : L'attaquant camerounais de l'Inter Milan, Samuel Eto'o, a été acclamé au Camp Nou lors de la présentation des équipes. Le «Lion indomptable», qui a joué cinq saisons avec le FC Barcelone (2004-2009), a néanmoins eu droit à quelques sifflets lorsqu'il a touché le ballon pendant le match, comme les autres joueurs de l'Inter.

Les spectateurs du Camp Nou ont assisté à un match à sens unique. Un fait qui résume tout : l'insolente possession du ballon (61 %) des Catalans, qui n'ont par ailleurs pas eu besoin de leurs deux stars Messi et Ibrahimovic, sur le banc, pour venir à bout d'une formation milanaise aussi timorée qu'à l'aller (0-0). Si, à Guiseppe-Meazza, les hommes de Mourinho s'en étaient sortis sans dommage, le scénario ne pouvait être que différent dans l'enceinte catalane. Dès la 10e minute, Piqué a été le plus prompt pour reprendre au second poteau un corner prolongé de la tête par Henry (1-0). En l'absence d'Ibrahimovic, le Français a pu apprécier d'être titularisé en pointe avec Iniesta placé à sa droite et Pedro à sa gauche. Et un quart d'heure après le premier but, c'est la nouvelle perle du Barça qui a doublé la mise en reprenant du gauche et encore au second poteau un centre de Daniel Alves (26e). La messe était dite.

Mourinho et Eto'o désemparés

Etouffé, voir complètement asphyxié, l'Inter a subi le jeu. Mourinho avait le masque. Le technicien portugais, qui espérait réaliser un coup, a tenté de réveiller son équipe avec l'entrée de Muntari à l'heure de jeu et quelques modifications tactiques. Mais en vain. Valdes a passé une soirée tranquille et ce n'est pas la tentative de Diego Milito qui l'a beaucoup perturbé (44e). Son homologue Julio Cesar s'est davantage afféré. Fautif sur le but de Pedro, il s'est en revanche rattrapé notamment en se déployant sur une tête bien sentie de Xavi (56e). De retour dans son jardin, Samuel Eto'o n'a rien réussi de bon. Position de hors-jeu, frappe hors cadre... Le Camerounais était désemparé. Il y avait de quoi.

L'Inter est renversante

Menée 0-1 chez le Dynamo Kiev jusqu'à la 86e, l'Inter Milan l'a finalement emporté 2-1 grâce à un super Sneijder. Les Italiens sont en tête du groupe F.
Sneijder hurle sa joie d'avoir donné la victoire à l'Inter lors du match contre le Dynamo (2-1).(REUT)

Aucune défaite en quatre rencontres de C1 et un déplacement le 24 novembre à Barcelone qui vaudra très cher. Après trois nuls en autant de matches, les hommes de José Mourinho ont arraché la victoire dans le grand froid de Kiev (2-1). Le comble pour le technicien portugais, c'est que le buteur ukrainien a été Chevtchenko, l'attaquant qu'il avait laissé sur le banc lorsqu'il coachait Chelsea.

Sneijder, le messie

Le retour de Sneijder a permis aux Intéristes de trouver du liant dans l'entrejeu. Ainsi, le club italien s'est procuré de nombreuses occasions, mais Eto'o n'était vraiment pas dans son assiette. Le défenseur argentin Samuel a également trouvé le poteau de la tête à la 67e. A ce moment-là, l'Inter s'est demandée ce qu'elle pouvait bien faire pour marquer.

La solution est venue de Sneijder, encore une fois. Le milieu néerlandais a d'abord servi Milito sur un plateau (86e). Trois minutes plus tard, l'ancien joueur du Real Madrid a scoré après deux arrêts consécutifs de Bogush sur Muntari puis Milito. En tête du groupe de manière inespérée avec six points, l'Inter a désormais l'occasion de faire plonger le Barça le 24 novembre au Camp Nou. Cela promet !

Le Barça n'a pas trouvé la clé

Battu au Camp Nou il y a quinze jours par Kazan (1-2), le Barça n'a pas réussi à se venger en Russie (0-0). Le groupe F est toujours très ouvert.
Messi et le Barça n'ont pas trouvé la solution contre le Rubin Kazan (0-0).(REUT)

Un onze de gala avec Alves latéral droit, Ibrahimovic et Messi devant. Une fin de match jouée avec cinq joueurs très offensifs, dont Henry. 70% de possession de balle. Des occasions, un poteau d'Ibra... Rien n'y a fait. Le champion d'Europe en titre n'a pas réussi à battre la petite équipe du Rubin Kazan lors du match retour (0-0). Dans le froid (- 7°C en fin de match), les hommes de Guardiola se sont heurtés à un mur rouge. Deux lignes de quatre derrière deux attaquants infatigables, un marquage individuel sur Messi, une solidarité exemplaire : le cocktail détonnant pour résister aux Catalans.

Revanchard après la déconvenue de l'aller (1-2), le Barça a pourtant pris ce match au sérieux. Il l'a commencé pied au plancher, Ibrahimovic trouvant le poteau après une balle passe d'Iniesta dans le dos de la défense (3e). A plusieurs reprises, Messi a échoué sur l'arrière-garde des joueurs locaux ou sur le gardien. Le lob de Xavi n'a pas trouvé le cadre (19e), la combinaison parfaite sur coup-franc entre Ibrahimovic et Iniesta n'a pas surpris Kazan (42e).

Le Barça-Inter du 24 novembre vaudra cher

Barcelone a même failli repartir de Russie avec une défaite, Valdes ayant sauvé les siens sur une superbe parade en première mi-temps (41e) avant de voir les Russes tenter le tout pour le tout en fin de match (Bukharov, 79e). Kazan (qui n'a tiré que cinq fois au but contre 19 fois pour les Espagnols) aurait pu prendre six points contre le champion en titre, ce qui n'est plus arrivé depuis 1994 (double victoire de l'Ajax sur le Milan). Il n'a pris que quatre points mais s'en contentera sûrement. Le Barça, qui reçoit l'Inter lors de la 5e journée, devra cravacher pour se qualifier.

La folle poule F

Le Barça battu au Camp Nou par Rubin Kazan (1-2) et l'Inter Milan tenu en échec (2-2) par le Dynamo Kiev : les favoris de la poule F sont passés à côté.
Le Rubin Kazan a signé la perf' de la 3e journée, mardi, en s'imposant sur la pelouse de Barcelone.(REUT)

Invaincu en Ligue des champions depuis décembre 2008 et un match pour du beurre contre le Chakhtior Donetsk (2-3), le FC Barcelone a confirmé mardi les limites entrevues en Liga ce week-end à Valence (0-0) en s'inclinant sur sa pelouse contre les champions de Russie en titre du Rubin Kazan, en pleine réussite (1-2). Malgré 70% de possession de balle et plus de 20 tirs au but, le tenant du titre a buté sur une équipe disciplinée dans le pressing et réaliste dans ses rares incursions offensives (trois tirs, tous cadrés, deux buts). Combiné au nul de l'Inter face au Dynamo Kiev, ce résultat - première défaite du Barça cette saison - relance totalement la poule F.

Menés dès la 2e minute sur une volée dans la lucarne de Ryazantsev, les Catalans ont couru après le score. Ibrahimovic pensait avoir fait le plus dur en égalisant sur un ballon de Xavi grâce à un contrôle poitrine en pleine course enchaîné avec une puissante frappe au ras du poteau (48e). Mais l'équipe du Tatarstan ne s'est pas désunie et sur une contre-attaque d'école, le Turc Gökdeniz est venu tromper Valdes de près (73e). Sans Henry, blessé et remplacé par Pedro sur l'aile gauche, le Barça aura eu beaucoup de situations mais assez peu d'occasions franches. "Ibra" a tout de même expédié une frappe sur la barre (79e) et Touré une tête sur le poteau (90e+3).

L'Inter dernier

Avec quatre points en trois matches, le leader de la Liga reste en tête de la poule, mais au seul bénéfice d'une meilleure différence de buts devant son adversaire du soir et le Dynamo Kiev, auteur d'un très bon nul (2-2) sur la pelouse de l'Inter Milan, désormais dernier avec 3 points (trois matches nuls) et en situation délicate à la mi-temps de la phase de poules. Le scenario de la rencontre de San Siro a ressemblé à celui du Camp Nou. But d'entrée du visiteur (Mikalic, 5e), égalisation de Stankovic (36e, Photo Reuters) puis deuxième but du Dynamo (c.s.c. de Lucio, 40e). Mais l'Inter a réussi à égaliser une deuxième fois par Samuel (47e). Le huitième match sans victoire de l'Inter en C1.

Le Barça assure

Le FC Barcelone a dominé sans forcer le Dynamo Kiev (2-0). Arsenal a fait de même contre l'Olympiakos (2-0).
Lionel Messi a marqué le premier but catalan contre Kiev, avant celui de Pedro en seconde période. (L'Equipe)

La dernière fois que le Dynamo Kiev s'était déplacé au Camp Nou, les Ukrainiens avaient infligé aux Catalans l'un des pires camouflets de leur longue histoire européenne (0-4). C'était lors de la saison 1997-1998. Une autre époque. Entre-temps, le Barça est devenu la meilleure équipe d'Europe, celle qui produit le plus beau jeu et fait le spectacle. Tout le contraire d'une formation slave peu séduisante, malgré le retour dans ses rangs d'Andreï Chevtchenko, auteur en son temps d'un triplé mémorable à Barcelone. Cette fois-ci, les Blaugrana ne sont pas passés à côté. Sur la lancée de leur cinq victoires en autant de matches de Championnat, ils ont dominé la rencontre de la tête et des épaules. Si bien qu'après la pause, ils ont totalisé jusqu'à 72% de posession de balle. Sans Henry, ménagé en raison de sa blessure aux adducteurs, mais avec Messi et Ibrahimovic, les joueurs de Guardiola ont multiplié les occasions. Ils en ont concrétisé deux, par Messi justement (25e) et Pedro Rodriguez (76e).

Pedro, dans les pas de Messi

Servi en profondeur par Iniesta, dont c'était la première titularisation depuis la finale de C1 l'an passé contre Manchester United, l'Argentin a repiqué dans l'axe avant de frapper en force à ras de terre. Un mouvement qu'il apprécie et répète à profusion, aidé par sa patte gauche. Le deuxième but, l'oeuvre elle aussi d'un pur produit de la formation catalane, n'a rien à envier à son prédécesseur. Le crochet de Pedro avant son tir rasant rappelle en effet vaguement les dribbles du lutin argentin. Une fois n'est pas coutume, Ibrahimovic n'a pas marqué. Et ce n'est pas faute d'avoir essayé (31e, 46e et 62e). Mais qu'importe, le tenant sortant est bien fringant. Il s'empare de la tête du groupe F.

L'Inter Milan mal embarqué

Dejan Stankovic a marqué l'unique but de l'Inter face au Rubin Kazan. (Reuters)

L'Inter Milan ne s'est pas facilité la tâche en vue de la qualification en allant chercher mardi un match nul sur la pelouse du Rubin Kazan (1-1). Déjà tenus en échec lors de la première journée face au Barça, les joueurs de Mourinho ont même frôlé le pire en seconde période. Réduits à dix après l'expulsion pour deux cartons jaunes de Balotelli (60e), ils ont souffert le martyr durant une demi-heure, pour finalement arracher un point précieux. Après l'ouverture du score rapide de Dominguez, qui s'est joué à lui seul de toute la défense intériste avant de décrocher une frappe puissante sous la barre (11e), Stankovic avait pourtant très vite répondu en égalisant d'une tête plongeante (27e). Mais alors qu'ils semblaient prendre le dessus, les quadruples champions d'Italie ont été freinés dans leur élan. La faute à l'un des leurs.

Semak trouve le poteau

Déjà sous le coût d'un avertissement, Mario Balotelli a en effet commis la faute de trop, qui plus est sous les yeux de l'arbitre. Une erreur de jeunesse qui a bien failli coûter cher à son équipe car dès lors, les partenaires de Serguei Semak se sont rués à l'attaque. A trois reprises, ces derniers ont bien cru doubler la mise (76e, 78, et 80e). Mais tour à tour, Julio César et le poteau ont rappelé aux joueurs locaux que la chance tourne souvent du côté du plus fort. C'est donc avec un sentiment mitigé, mais les valises pas totalement vides que les Italiens vont rentrer de Russie. Ils restent à la troisième place du groupe F. Une situation bien inconfortable.

Un choc qui se termine sur un 0-0 !

Lionel Messi n'a pu concrétiser aucune de ses occasions. (L'Equipe)

Le choc des titans entre l'Inter Milan et le FC Barcelone a accouché d'une souris à San Siro. La partie, trop souvent verrouillée dans la surface intériste, n'a pas atteint des sommets, malgré l'outrageuse domination du Barça, le tenant du titre. Les deux équipes se sont neutralisées (0-0) et l'équipe de Guardiola n'a jamais trouvé la clé face à une formation nerazzurra aussi rigoureuse devant son but qu'amorphe dans l'animation offensive. Ce nul n'est une mauvaise affaire même si le Dynamo Kiev a déjà pris le large après son succès sur le Rubin Kazan (3-1).

Ibra a tenté, Eto'o effacé

Le match dans le match entre Samuel Eto'o et Zlatan Ibrahimovic, les acteurs du plus grand chassé-croisé de l'été, a tourné en faveur du Suédois, qui avait l'avantage de connaître San Siro comme sa poche, contrairement à son homologue. Le néo-Catalan s'est beaucoup plus montré mais il n'a pas eu la réussite. Ses anciens coéquipiers l'avaient forcément à l'oeil et il faut bien avouer qu'il n'a pas encore bien assimilé toutes les astuces du jeu en mouvement de ses coéquipiers. Cela ne l'a pas empêché de mettre Julio César plusieurs fois à l'épreuve (8e, 45e, 47e et 72e). Tout comme Messi (2e, 9e), qui a retrouvé ses jambes après un intermède très laborieux avec sa sélection, et Keita (41e, 62e).

Et l'Inter dans tout ça ? Le club italien, qui n'a remporté aucun de ses six derniers matches de Ligue des champions mais qui est toujours invaincu à domicile face aux clubs espagnols, n'a pris aucun risque. Pas étonnant donc qu'Eto'o n'ait rien vu venir. Le Camerounais n'a pas eu une seule occasion à se mettre sous la dent. Maicon (12e), Milito (29e), Sneijder et Stankovic (66e) ont profité de quelques contre-attaques. Mais en vain.

Dynamo Kiev - Rubin Kazan : 3-1

On a attendu 45 minutes pour voir un Dynamo Kiev resplendissant. Les offensives ukrainiennes ont finalement eu raison de la défense du Rubin Kazan qui a totalement laché prise en seconde période.

Groupe F :


FC Barcelone

 

Inter Milan

 

Dynamo Kiev

 

Rubin Kazan

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Dernière mise à jour de cette page le 25/11/2009

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