Groupe E (C1)

Classement

  Equipe Pts J. G. N. P. p. c. Diff.
1 .  Fiorentina 12 5 4 0 1 12 6 +6
2 .  Lyon 10 5 3 1 1 8 3 +5
3 .  Liverpool FC 7 5 2 1 2 4 5 -1
4 .  Debrecen VSC 0 5 0 0 5 5 15 -10

Lyon perd les commandes

La Fiorentina s'est qualifiée pour les huitièmes de finale en battant Lyon (1-0), désormais deuxième, et entré beaucoup trop tard dans son match.
Lyon a été battu sur le terrain de la Fiorentina (1-0). (AFP)

La Fiorentina a fini par faire la peau de Lyon en Ligue des champions, lors de sa quatrième tentative étalée sur quatorze mois. Après le petit point pris la saison dernière (2-2, 1-2), après la défaite de l'aller (0-1), la Viola a obtenu mardi le résultat dont elle avait besoin contre l'OL (1-0), à qui elle subtilise au passage la première place de la poule E avec deux points d'avance. L'affaire a tenu à un penalty de Vargas (28e), accordé pour une faute co-réalisée par Cissokho et Cris sur Marchioni.

Neuf points sur neuf possibles à domicile

Plus que ce penalty, la différence s'est faite sur l'intensité mise dans la bataille, l'urgence de gagner les duels et d'imposer son jeu, qui n'étaient pas les mêmes dans les deux camps. Déjà qualifié, Lyon n'avait pas la même fraîcheur mentale que son adversaire, obsédé par l'idée de ne pas laisser passer sa chance à domicile, où il aura pris neuf points sur neuf possibles. Dans une partie équilibrée, cela s'est vu dans la mainmise sur le milieu, ce petit temps d'avance qu'a eu la Viola le plus clair du temps et qui a empêché Lyon de conserver le ballon et de construire quelque chose de consistant. Ce n'est pas une surprise. La Fiorentina avait déjà mis sa main sur l'entrejeu à l'aller mais l'expulsion de Gilardino avait fait basculer les débats. Pas de coup du sort cette fois, sinon ces deux poteaux touchés par Santana et Gilardino à la 11e minute.

La première place dépend de la bonne volonté des Reds

Lyon a eu beaucoup de mal à être dangereux avant les vingt dernières minutes. L'entrée d'hommes frais (Lisandro, 67e et Delgado, 74e) a donné à l'équipe française davantage d'impact et d'idées. Après un coup franc flottant de Pjanic repoussé par Frey (79e), l'OL a enfin commencé à exercer une vraie pression sur le but italien. Frey a encore sauvé les siens d'un superbe arrêt à bout portant devant Lisandro (90e+2). Mais Lyon aura mis trop de temps pour surnager dans cette bagarre. La première place reste suspendue à une victoire sur Debrecen et à la bonne volonté de Liverpool, qui recevra la Viola dans deux semaines. L'idée de lui faire payer la défaite de la 2e journée (2-0) intéressera sans doute les Reds.

Liverpool jouera la C3

Vainqueur à Debrecen (1-0), grâce à un but précoce de David Ngog (4e), mardi lors de la 5e journée de la Ligue des champions, Liverpool est pourtant certain d'échouer dans sa tentative de qualification pour les huitièmes de finale. L'équipe de Rafael Benitez, victime de la victoire de la Fiorentina contre Lyon (1-0), restera à la troisième place du groupe E derrière les clubs italien et français. Liverpool possède trois points de retard sur l'OL (7 contre 10), mais il ne peut combler une différence de buts particulière défavorable (1-2, 1-1). Liverpool sera reversé en Ligue Europa à partir du mois de février prochain. C'est la première fois depuis l'arrivée de Rafael Benitez en Angleterre (2004) que les Reds échouent en première phase. Ils ont gagné la Ligue des champions en 2005 et disputé la finale en 2007 sous sa direction.

GERRARD : «Être reversé en Europa League est décevant, mais il faut l'accepter, passer à autre chose et essayer de gagner cette compétition.»

Rafael Benitez a expliqué après coup au micro de Sky Sports qu'il avait eu «trop de blessures simultanément» ces derniers temps. «C'est le football. Cela fait cinq ans qu'on est en Ligue des champions. On ne se qualifie pas, c'est comme ça. Maintenant, il faut penser à gagner contre Everton. Je ne veux pas parler des prochains mois. Je veux être positif. On a gagné ce soir, on s'est procuré des occasions. Je suis sûr à 100% qu'on finira dans les quatre premiers du Championnat d'Angleterre.»

Steven Gerrard estime même que Liverpool a «exceptionnellement bien joué ce soir» et annonce que son équipe va «essayer de gagner» la Ligue Europa, comme en 2001. «Être reversé en Europa League est décevant, mais il faut l'accepter, passer à autre chose et essayer de gagner cette compétition. Ce serait la seule consolation: de surmonter ça pour gagner le deuxième prix.»

Un nul comme une victoire

Lyon a rejoint Bordeaux en huitièmes de finale après son nul arraché contre Liverpool (1-1). But de Lisandro à la dernière minute.
L'Argentin de Lyon n'avait pas marqué depuis août. Il a retrouvé le but au meilleur moment. (EQ)

Avec Lyon, cette année, l'expression «un match dure jusqu'à la dernière minute» prend tout son sens. Comme à Anfield (2-1), l'OL s'est retiré une sérieuse épine du pied en validant son passage pour les huitièmes de finale de la Ligue des champions juste avant le temps additionnel. Sa victime ? La même qu'il y a quinze jours : Liverpool, qui pensait avoir fait le plus dur en ouvrant le score par Babel (83e). Grâce à un but de Lisandro au bout du suspense, le club rhodanien a obtenu le point du match nul (1-1) dont il avait besoin pour atteindre le tableau final. A lui désormais d'aller chercher la première place du groupe à Florence, le 24 novembre. Elle pourrait lui épargner un adversaire du calibre de Barcelone et Manchester United, ses deux derniers bourreaux dans le Top 16.

Liverpool est bien l'équipe dépeinte par Claude Puel la veille. Capable d'endormir son adversaire pour mieux la contrer le moment venu. Sans un excellent Hugo Lloris (12e, 17e, 28e) et le roc Cris, l'OL aurait pu rentrer à la pause avec trois buts dans les valises. Cela n'aurait pas franchement été en adéquation avec la première période livrée par les Lyonnais. Simplement une sanction à leurs errements défensifs passagers. A trop vouloir porter le jeu vers l'avant, Lyon en a parfois oublié de défendre et a perdu trop de ballons. Sa tendance à ne passer que côté gauche, celui de Lisandro et Cissokho, a rendu ses offensives trop prévisibles. Elle l'a empêché de faire peser une véritable menace sur la cage de Reina.

«Jouez simple !», pestait Bernard Lacombe, en tribune de presse. Les attaques lyonnaises ont gagné en consistance après la pause lorsque les joueurs de Claude Puel ont enfin - timidement - renversé le jeu. Les coups de pied arrêtés se sont succédé. Le danger sur la cage de Lloris est resté présent, à l'image d'un double sauvetage de l'ancien Niçois et d'Aly Cissokho (69e). Lyon a vécu une fin de match sous pression, à la peine dans la conservation de balle. Il n'en a pas moins été dangereux par l'intermédiaire de Lisandro (75e, 78e), repassé dans l'axe après le remplacement de Gomis par Govou. L'Argentin a fait soulever tout le peuple lyonnais comme un seul homme en trompant Reina à la 90e. Il perpétue une tradition vieille de 2004, celle de voir Lyon accéder aux huitièmes de finale. Et renoue avec celle des années Houllier : le faire (presque) avant tout le monde. -

LES TOURNANTS DU MATCH.
12e : Torres profite d'un service en retrait d'Insua pour placer une frappe au point de penalty détournée par Lloris. Sa seule et véritable occasion du match.
83e : Des vingt mètres, Babel prend sa chance après avoir repiqué dans l'axe. Lucarne.
90e : Lisandro, à la réception d'une déviation de la tête de Bastos, trompe Reina à bout portant. Lyon sera présent au rendez-vous des huitièmes.

LA FIO BIEN PARTIE

Grâce à son large succès sur Debrecen (5-2), la Fiorentina est deuxième du groupe E, à un point de Lyon. Mercredi soir, Florence n'a pas fait de détails contre les Hongrois qui ont marqué un but spectaculaire par l'ancien joueur de Nancy, Rudolf Gergely, et un autre par le Français Coulibaly. Mais Debrecen, qui en avait déjà perdu 3-4 à l'aller, a été trop fébrile. Marchionni (une passe, un but) et Gilardino (un poteau, deux passes, une réalisation) ont été les grands acteurs de ce match qui a également vu Mutu, Dainelli et Montolivo faire trembler les filets. - C. O.

Ne rien lâcher, une religion

Depuis le début de la saison, Lyon brille par sa capacité à marquer en toute fin de match, encore décisive mercredi soir contre Liverpool (1-1).
''Licha'', félicité par Bastos et Cris, a marqué un but capital pour Lyon contre Liverpool (1-1).(EQ)

Le Mans, Paris, Toulouse, Liverpool par deux fois... Toutes ces équipes ont un dénominateur commun : celui d'avoir été rejointes ou dépassées par Lyon après avoir mené au score. Dans le cas de Saint-Etienne (1-0), c'est le point du match nul qui s'est envolé samedi après un but dans les dix dernières minutes signé Bafé Gomis. Depuis le début de la saison, l'OL a fait des fins de match canons sa marque de fabrique. Même en très fâcheuse posture, comme cela fut le cas contre les Reds, mercredi, après l'ouverture du score tardive de Babel (83e), la formation dirigée par Claude Puel refuse de baisser pavillon. Ses retours de nulle part en disent long sur les ressources et la force de caractère qui habitent les Lyonnais.

Le groupe vit bien ensemble

«C'est dans notre philosophie d'y croire jusqu'au bout, souligne Ederson. On finit très fort les matches. C'est bien comme état d'esprit. Il faut continuer comme ça. Le foot se joue jusqu'au bout. On l'a encore prouvé mercredi». L'explosion de joie qui a succédé à l'égalisation de Lisandro au bout du temps réglementaire témoigne d'une solidarité retrouvée après une saison où le collectif semblait relégué au second plan, derrière les individualités Benzema-Juninho. «On prend du plaisir sur le terrain, à être entouré de ses équipiers, confirme Hugo Lloris. En même temps, avec ce type de performance, ça ne peut être que le cas». Mercredi soir, la prestation de l'ancien Niçois a été saluée par tous ses partenaires. Celle de Lisandro aussi «parce que ça faisait longtemps qu'il n'avait pas marqué» (Ederson). Sa dernière réalisation datait en effet du 29 août en L1, contre Nancy.

Un max de menaces

Dans ces victoires étriquées, le rôle de sauveur n'incombe pas aux seuls Gomis et Lisandro. Tafer (contre Toulouse), Gonalons et Cesar Delgado (contre Liverpool), voire Michel Bastos (contre Lorient), ont également suivi le mouvement initié par l'Argentin, déjà buteur dans le temps additionnel au Mans (2-2) lors de la première journée. A Lyon, cette saison, la menace peut venir de partout. Surtout du banc où le coaching de Claude Puel fait merveille, bien qu'il soit le plus souvent dicté par la contrainte : blessure ou gestion de l'effectif. Face au TFC (2-1), Tafer était remplaçant. Idem pour Gonalons et Delgado à Anfield (2-1) ou encore Gomis à Paris (1-1) et Saint-Etienne (1-0). L'OM, prochain adversaire de Lyon, en Championnat, est prévenu.

Lyon repousse encore ses limites

En arrachant la victoire à Liverpool (2-1), Lyon a déjà mis un pied et demi en huitième de finale. Exploit mémorable, et superbe réaction, encore.
Gonalons a égalisé pour Lyon à Anfield : inoubliable entrée pour le jeune formé au club. (AFP)

CRIS A L'HOPITAL : Sonné par un choc avec Kuyt à la 32e, Cris a été conduit à l'hôpital à la mi-temps afin de passer des radios. L'état du Brésilien, qui a joué quelques minutes sans en être capable, serait cependant rassurant.

Lyon devant Liverpool. Au tableau d'affichage (2-1) et dans le classement du groupe E de la Ligue des champions. L'OL accueillera les Reds en position idéale, dans deux semaines. Celle d'un quasi qualifié pour les huitièmes de finale, avec neuf points contre trois (et six à la Fiorentina, vainqueur 4-3 à Debrecen). L'équipe de Claude Puel a bien mérité d'avoir une si belle vue sur son avenir. Mathieu Valbuena n'est désormais plus seul dans la légende, mince jusqu'ici, des clubs français ayant torturé Liverpool dans son antre d'Anfield. Il y a désormais le KO de Cris, l'égalisation de Gonalons venu s'associer à Toulalan dans une improbable défense centrale, et le but de ''Chelito'' Delgado dans le temps additionnel. Une réaction magnifique dans un match qui semblait avoir basculé en fin de première période.

Le choc Kuyt - Cris

Quand Gerrard est sorti à la 25e minute, insuffisamment prêt pour un tel match, Anfield a bougonné de crainte. Pourtant l'entrée de Fabio Aurelio a permis aux Reds d'offrir un peu plus de solidité face au très bon début de match de l'OL, agressif, lucide et dangereux. A la 32e, deuxième tournant, quand Cris se prenait dans le crâne le genou de Kuyt, lancé à pleine vitesse. Sonné, le Brésilien mit dix minute à sortir. Assez pour permettre à Lyon de tanguer et d'encaisser un but évitable de Benayoun, sur un contre trop facilement mené par Fabio Aurelio (41e).

Jamais deux fois de suite

Comme il l'a fait plusieurs fois cette saison, notamment contre Toulouse (2-1), la Fiorentina (1-0), à Paris (1-1) ou au Mans (2-2), Lyon a eu assez de force de caractère et d'intelligence de jeu pour reprendre le fil de son action initiale et contourner la défaite. Face à une équipe de Liverpool méconnaissable, où Ngog n'eut rien à exploiter en pointe, Lyon fit basculer la rencontre malgré les réflexes de Reina. L'Espagnol, impérial devant Toulalan puis Makoun expédia le ballon sur la tête de Gonalons (72e, 1-1). Même force de conviction pour Delgado sur un centre de Govou. Cinq minutes après son entrée, l'Argentin expédiait Liverpool dans l'enfer (90e+1) d'une quatrième défaite consécutive. Gérard Houllier, qui connaît bien les deux écuries, répète à l'envi qu'une grande équipe ne perd jamais deux fois de suite. La grande équipe, jusqu'à preuve du contraire dans cette poule, c'est Lyon.

Debrecen - Fiorentina : 3-4

La Fiorentina arrache une victoire précieuse à Debrecen, mais a souffert face à une équipe hongroise intéressante offensivement. Les hommes de Andras Herczeg sont cependant trop friables derrière pour espérer quelque chose dans ce groupe E.

Lyon, une soirée parfaite

Lyon prend seul la tête de son groupe après son large succès en Hongrie, contre Debrecen (4-0). Défaite de Liverpool à Florence (0-2).
En ouvrant le score sur la pelouse de Debrecen dès la 3e minute de jeu, le Suédois Kim Källström a placé idéalement ses coéquipiers lyonnais dans le match. (REUT)

Sur le papier, un gouffre séparait Lyon de Debrecen. Cela s'est vu mardi soir sur la pelouse de Budapest. Comme il savait si bien le faire à ses grandes heures, l'OL a parfaitement évité le traquenard contre une formation hongroise dont il ne savait pas grand chose au coup d'envoi. Son grand mérite a été de se rendre la tâche facile en tuant toute forme de suspense avant même la demi-heure de jeu. Le premier but est intervenu dès la troisième minute par Källström. Les deux suivants inscrits par Pjanic (13e) et Govou (24e) ont définitivement assuré sa mainmise sur le match, malgré quelques tentatives de révolte avortées par un Lloris toujours aussi impérial. Ce deuxième succès en autant de rencontres ouvre un boulevard aux Rhodaniens dans l'optique de la qualification. Ils comptent trois points d'avance sur la Fiorentina et Liverpool, battu (2-0) en terre italienne.

Lyon a réussi là où il avait échoué lors de ses quatre dernières sorties : en réalisant une entame canon. Plus dans l'action que dans la réaction, il a surtout montré qu'il n'était pas simplement tributaire de ses seules recrues estivales. Sans Lisandro ni Bastos, blessés, l'OL s'en est principalement remis aux coups de patte de Miralem Pjanic pour faire exploser la défense hongroise. Trois de ses coups de pied arrêtés ont confirmé que le numéro 8 n'est pas le seul point commun entre l'ancien Messin et Juninho. Son association avec Källström au milieu s'est révélée précieuse tant à la récupération que par leur disponibilité. Ils possèdent tous les deux cette faculté à éliminer quatre ou cinq joueurs d'une simple passe. En jouant vers l'avant, toujours.

Gomis, Pjanic et Cissokho ont pu souffler

Le manque de maîtrise de la formation dirigée par Andras Herczeg ne doit pas atténuer la prestation livrée par les joueurs de Claude Puel. L'application et la rigueur avec lesquelles ils sont entrés dans la rencontre est à souligner. Lyon a montré qu'il dispose dans son effectif de joueurs suffisamment techniques pour jouer dans les petits périmètres. C'est pourtant sur de longues ouvertures qu'ils se sont procurés leurs plus belles occasions dans le jeu. Gomis a profité d'un service de Källström pour enfoncer le clou juste après la pause (51e). Govou, lancé par Clerc, n'a pas été loin de l'imiter (64e). L'essentiel était déjà fait et Puel s'est même permis le luxe d'économiser Gomis, Pjanic et Cissokho en faisant tourner dès l'heure de jeu. Une soirée parfaite.

Fiorentina - Liverpool FC : 2-0

Battus à Lyon, les Florentins réussissent un gros coup et se relancent dans la course à la qualification. Grâce à un doublé signé Jovetic, la Viola s'offre une victoire de prestige face à une formation de Liverpool très décevante.

Lyon reste sur sa lancée

Lyon a battu la Fiorentina (1-0, but de Pjanic) après un duel sans merci qui a basculé après l'expulsion de Gilardino à la pause.
Sidney Govou, Kim Kallström et Cesar Delgado ne cachent pas leur joie après la victoire de l'OL sur la Fiorentina (1-0). (EQ)

Lyon a sauvé l'honneur de la L1 face à la Serie A italienne, mercredi, en dominant la Fiorentina pour son entrée en lice en Ligue des champions (1-0). Gerland, en cette soirée brûlante, a assisté à deux matches pour le prix d'un. Le premier, durant les quarante-cinq premières minutes, fut un duel sans merci entre deux équipes engagées et rigoureuses, au cours duquel l'équipe de Claude Puel a eu beaucoup de mal à récupérer le ballon et à s'approcher du but de Frey dans de bonnes conditions. Rien à voir après la pause : avec l'élan qui lui avait permis d'essorer Anderlecht (5-1, 3-1), Lyon a acculé la Fiorentina grâce à sa circulation, son impact et sa rage de vaincre. La différence entre les deux ? Alberto Gilardino s'est fait expulser à la dernière seconde de la première période, dans la plus grande confusion, pour un coup de coude sur Jérémy Toulalan. Lyon n'avait pas la clef avant la pause. La supériorité numérique lui a permis de la trouver.

Frey au bon souvenir de la France

Gerland a dû patienter avant de pouvoir se libérer. La Fiorentina a su courber l'échine et Sébastien Frey, à plusieurs reprises, s'est senti obligé de montrer qu'il n'avait pas grand chose à envier à Hugo Lloris à part son âge et son statut en équipe de France. Exceptionnel en toute fin de match devant Lisandro ou Govou, il n'a pu, à terre, s'interposer sur la reprise à bout portant de Pjanic (76e). Lyon n'avait jamais battu de club italien à Gerland, où sa supériorité s'étiolait depuis deux saisons (deux victoires en dix matches). Même si davantage de réalisme aurait comblé le groupe, il n'y avait pas vraiment de meilleure façon de débuter cette édition. Le club français prend déjà date avec Liverpool, lui aussi vainqueur 1-0 à domicile, contre les Hongrois de Debrecen (but de Kuyt).

Privé de Bastos dès la 20e minute

Au-delà du jeu, la force de caractère de son équipe dans l'adversité a rendu Claude Puel très fier. L'entraîneur de l'OL, revenu au 4-3-3, avait dû se passer de Mathieu Bodmer et aligner Jérémy Toulalan en défense centrale. 20e minute : il devait se résoudre à faire sortir Michel Bastos, touché à une cheville suite à un contact avec Marchioni. Mais Sidney Govou, son remplaçant, s'est tout de suite hissé au niveau d'intensité requis, comme Delgado (70e) et Ederson (82e) après lui. L'équipe n'a jamais perdu le fil. Invaincu cette saison, Lyon a déjà oublié qu'il a eu besoin du barrage pour se qualifier. Il a retrouvé quelque chose de ses belles années européennes, quand la première phase était son jardin. - Cé. Ro.

LES TOURNANTS DU MATCH. 45e : Expulsion de Gilardino pour un coup de coude sur Toulalan dans un duel aérien. Réduite à dix, la Fiorentina n'opposera pas le même bloc. 76e : Pjanic inscrit le seul but du match en reprenant du gauche un ballon dévié par Frey suite à un centre de Källström venu du côté droit (1-0). 90e+3 : La Fiorentina se procure deux corners, met un peu le feu dans la surface de Lloris, mais ne bénéficie jamais d'une situation de frappe optimale.

Liverpool FC - Debrecen : 1-0

Liverpool a vaincu une bonne et surprenante formation hongroise, sans briller, mais l'essentiel est là : la victoire à Anfield. Les Reds devront soigner leur efficacité devant le but face à la Fiorentina, prochain adversaire dans la compétition.

Lyon avec Liverpool et la Viola

L'Olympique Lyonnais jouera face à Liverpool, dans le groupe E de la phase de poules de la Ligue des champions. Ce sera la première confrontation entre les deux équipes dans cette compétition. Les Rhodaniens retrouveront également la Fioretina, qu'ils avaient dominé l'an passé (2-2, 2-1). La quatrième équipe du groupe sera Debrecen, champion de Hongrie 2009

Un ténor, un habitué et un bizuth : voilà enfin le programme de l'Olympique lyonnais pour sa 10e participation consécutive à la phase de poules, un tirage globalement favorable que le club français doit à sa présence dans le Chapeau 2 (l'OM et Bordeaux étaient dans le Chapeaui 3). Le ténor, c'est bien sûr Liverpool, cinq fois vainqueur de la Coupe aux grandes oreilles, la dernière fois en 2005. Jean-Michel Aulas, qui voulait éviter le FC Barcelone et Manchester United, a-t-il gagné au change ? Peut-être, si l'on regarde la forme actuelle des Reds, battus deux fois lors des trois premières journées de Championnat. Mais on sait que le parfum européen transcende la formation de Rafael Benitez. La Fiorentina sera l'adversaire de Lyon pour la deuxième saison de suite. L'OL avait gagné à Florence (2-1) et concédé le nul (2-2) à Gerland. Le quatrième larron, Debrecen, premier club hongrois à atteindre la phase de poulles, est un néophyte à ce niveau.

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Dernière mise à jour de cette page le 25/11/2009

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